La science et l’équation

« A = B, CQFD. »

Voilà ce que peut dire la science.

« A », c’est peut-être une propriété quelconque mesurable ou purement abstraite, une « charge », une « force », une « énergie », une « vitesse », un « hamiltonien », un tenseur décrivant la métrique et courbure d’espace-temps.

« B » c’est un peu pareil, avec des « constantes physiques » et des dérivées premières et secondes par rapport au temps, température anale etc.

Champ électrique = (divers machins) x charge électrique. Mais la charge électrique est la manifestation d’un champ : des photons virtuels. Qu’est-ce qu’un photon ? Une onde électromagnétique. Qu’est-ce qu’une onde électromagnétique ? La variation d’un champ électrique et magnétique. On obtient finalement : champ électrique = champ électrique. Toute chose est égale à elle-même.

Machin = truc.

Qu’est-ce que machin ? Ce qui se définit par rapport à truc. Qu’est-ce que truc ? Ce qui se définit par rapport à machin.

E = mc²

La matière c’est de l’énergie. Qu’est-ce que l’énergie ? Ben, de la matière.

Il existe quelques exceptions, avec des A strictement supérieur ou supérieur ou égal à B. On n’y gagne pas en précision.

Dissimulé derrière les jolis symboles grecs ou les phrases tortueuses se cache un « A=B ».

Un produit réagit avec un autre produit, qu’on a amplifié par des réactions invisibles, correspondant en théorie à une sous-séquence d’une séquence supposée pouvoir définir un type particulier de microorganisme dont ont a supposément observé la prolifération chez certaines personnes malades = t’as le covid. Vraie ou pas, ça reste une équation A=B.

Quand on creuse un peu, on finit toujours par nous avouer : « bon ok, c’est vrai que ça ne marche que si c’est un chat microscopique de forme parfaitement sphérique dans le vide absolu, pendant seulement 10-33 secondes, et il faudrait un accélérateur de particules d’un diamètre de plus de 8000 km pour atteindre l’énergie de la supercorde cosmique etc. ».

Savez-vous qu’il n’existe qu’une seule constante (ou propriété physique) qui est déterminée de façon absolue sans aucune incertitude de mesure ? Pourquoi ? Parce qu’elle est constante par définition et détermine la valeur des autres. Il s’agit de la vitesse de la lumière dans le vide, le fameux « c ».

Tout ça pour dire qu’à la fin, ou au début, on se retrouve avec une hypothèse initiale du style : « on doit admettre l’existence d’un type très particulier d’état initial, un vide quantique avec des propriétés et constantes infiniment bien réglées ».

Ils ajoutent souvent : « voilà, on a tout expliqué, on sait comment et pourquoi tout ça existe ».

Pour eux tout ça existe car dans leur tête « Néant = vide quantique homogène mais pas trop et avec constantes réglées au pouillème » correspond à une équation acceptable. Donc une explication… de quoi par quoi ?

En cadeau voici les équations préférées des physiciens de cirque.

Le fantôme de la gravitation

Si les lois de la gravitation étaient réelles, elles freineraient mes réflexions. Mais on nous a appris que la gravitation universelle est simplement la gravitation.

Pour un intermédiariste, impossible de définir une chose autrement que par elle-même.

[…]

La science dit de la gravitation qu’il s’agit d’une attraction proportionnelle à la masse et inversement proportionnelle au carré de la distance.

La masse se rapporte à la cohésion interne qui unit les particules ultimes, à supposer que les particules élémentaires soient ultimes.

Un seul terme décrit l’état : masse égale attraction.

Et la distance n’est qu’un étalement autour de la masse, à moins que quelqu’un puisse démontrer un vacuum complet entre les planètes, ce que je pourrais réfuter à grand renfort de données.

Pas moyen d’exprimer la gravitation autrement que par l’attraction.

Autrement dit, il n’y a en travers de mon chemin qu’un fantôme : la gravitation est la gravitation des gravitations, proportionnelle à la gravitation (la masse) et inversement proportionnelle au carré de la gravitation (la distance).

Dans une quasi-existence, c’est ce qu’on fait de mieux comme définition.

(Charles Hoyt Fort, Le livre des damnés, 1919)

C’est pas la gravité c’est la densité ?

J’ajoute une remarque sur l’alternative dont j’entends souvent parler : la densité.

La densité c’est la masse volumique d’une chose par rapport à une masse volumique de référence (eau, air…).

Comment on mesure une masse volumique ? En calculant ou mesurant le volume, l’étalement dans l’espace. Et ensuite, la masse ? Elle est obtenue en mesurant… le poids ! Qu’est-ce que le poids ? La force d’attraction vers le sol.

Dire que l’attraction est due à la densité, puisque la densité vaut par définition l’attraction vers le sol, c’est obtenir l’équation A = A.

La densité n’est qu’une propriété, comme le poids. Il est illusoire de vouloir remplacer une force / mécanisme (gravitation) par une propriété obtenue comme une conséquence de l’attraction gravitationnelle.

La véritable problématique posée sans le savoir par les défenseurs de la densité contre la gravitation c’est en fait l’existence ou non d’une direction privilégiée, donc l’anisotropie de notre environnement. Une autre façon de poser le problème est de savoir si c’est l’existence de cette direction particulière haut/bas qui a placé la matière telle qu’elle est ou si c’est la matière elle-même par sa masse qui s’est organisée seule en créant la direction privilégiée vers le centre de gravité.

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