Les savoirs oubliés

L’idée que l’humanité dans son ensemble progresse dans son savoir et sa compréhension paraît tellement évidente qu’elle n’est pratiquement jamais discutée. Pourtant, quand on regarde bien ce n’est pas le cas.

La science est souvent confondue avec la technologie. Ainsi, nous constatons que la technologie progresse chaque jour dans notre quotidien, donc la science progresse. Qui oserait prétendre le contraire ? Et pourtant…

Commençons par quelques exemples.

Et si l’oubli était bien plus grand qu’on l’imagine ?

René Alleau s’est intéressé aux savoirs anciens qu’il a pu trouver dans les rares ouvrages qui n’ont pas disparu, n’ont pas été brûlés ou détruits de diverses façons au cours des siècles. Par exemple on estime que des centaines de milliers d’ouvrages qui étaient dans la bibliothèque de Pergame ont été réduits en cendres il y a plus de 2000 ans. En 1955 Alleau a prononcé une conférence pour faire une sorte de bilan de ses travaux devant les ingénieurs de l’automobile :

« De même, comment ne pas s’étonner sur le plan cosmologique, compte tenu de l’absence de télescopes, de constater que souvent, plus les données astronomiques sont anciennes et plus elles sont justes ? »

Voici quelques exemples qu’il a cités :

  • En 1636, Schwenter écrit sur le principe du télégraphe électrique et comment « deux individus peuvent communiquer entre eux au moyen de l’aiguille aimantée. » On l’oublia. Environ deux siècles plus tard, Oersted effectua les « premières » expériences sur les déviations de l’aiguillage aimanté.
  • On raconte que l’histoire de la vaccination a débuté dans la deuxième moitié du 19ème siècle, lors de l’épidémie de variole de 1870 puis avec le succès (ou plutôt l’échec présenté en succès) de Pasteur avec la rage en 1886. Or le principe était décrit « depuis un temps immémorial » dans l’un des Védas. Ce texte a été cité par Moreau de Jouet à l’Académie des Sciences en 1826. Ce principe semble tomber à nouveau dans l’oubli puisque ce qu’on appelle vaccin a été déformé puis détourné. Initialement l’idée était de récupérer « le fluide des pustules » d’un malade et de l’introduire dans le sang d’un sujet sain. C’est précisément ce qu’on avait fait pour la variole, puis avec la rage par Pasteur. (Malheureusement, dans le cas de la rage, cette pratique ne valait pas mieux qu’une morsure par un animal enragé. Voir –Le mythe de la vaccination-) On a ensuite modifié le principe pour « l’améliorer » : l’idée était de rendre moins virulentes les toxines qu’on introduisait dans l’organisme, en les faisant notamment baigner dans diverses substances comme l’aluminium. Malheureusement, ces substances sont elles-mêmes toxiques et sont la cause de nombreux effets indésirables des vaccins. De plus, on sait que leur effet sur l’inactivation des toxines n’est que temporaire et qu’elles peuvent redevenir actives dès qu’elles se retrouvent dans un environnement moins hostile, donc dès qu’elles sont libérées dans l’organisme. De nos jours on utilise même le mot vaccin pour désigner un mélange d’ARNm avec des adjuvants. On est ainsi très loin de l’idée initiale, on n’en a gardé que la pratique consistant à injecter quelque chose à un individu sain pour provoquer une réponse immunitaire.
  • En 1729, un écrivain détaille le principe de la photographie des images, et des couleurs. Officiellement c’est un siècle plus tard en 1839 que la découverte de la photographie est annoncée par Daguerre. Bien avant, en 1566, Fabricius avait déjà signalé les propriétés de certains matériaux à fixer les images.
  • Le concept d’atome a été adopté par les scientifiques à la fin du 19ème siècle. Voici ce que dit Wikipédia : « ce concept apparaît pour la première fois dans la Grèce antique au cinquième siècle av. J.-C., chez les philosophes présocratiques, notamment Leucippe (environ 460-370 av. J.-C.), Démocrite et plus tard Épicure. La théorie atomiste sera ensuite magnifiquement exposée par le Romain Lucrèce dans son œuvre De rerum natura. » Or Sextus Empiricus nous apprend que Démocrite lui-même avait reçu ces théories « par tradition » et qu’il les tenait de Moschus le Phénicien. René Alleau ajoute : « Remarquez-le bien, la théorie plus ancienne est aussi plus exacte que celle de Démocrite et des atomistes grecs concernant l’indivisibilité des atomes. Dans ce cas précis il semble bien s’agir d’un obscurcissement des connaissances archaïques devenues incomprises plutôt que de découvertes originales. »

Alleau rapporte d’autres oublis tels que : le sous-marin (1190), le scaphandre (1510), télégraphie optique et télégraphie porte-voix (1695), l’éclairage à gaz (1618) etc..

Alleau n’a pas été encouragé pour effectuer et continuer ce travail de recherche dans les archives. Il a lui-même été oublié par la majorité.

(Voir « Le matin des magiciens » de Louis Pauwels et Jacques Bergier, 1960.)

L’aéronautique oubliée depuis des millénaires

Le Mahâbhârata est le livre sacré de l’Inde ancienne, qui date de plusieurs millénaires. Le Srimad-Bhagavtam, un des livres composant le Mahâbhârata, traite des voyages dans l’espace ainsi que de l’existence d’autres planètes, chacun dotée d’êtres intelligents. Le Mahâbhârata contient 8 chapitres, 100 sections couvrant 500 sutras relatifs à des antiques appareils divins : les Vimana (« Véhicule céleste » en sanskrit). De nombreux détails techniques y sont précisés. Certaines de ces machines ressemblent curieusement à ce qu’on appelle aujourd’hui des soucoupes volantes. (Voir mon article –Le Mahâbhârata : la grande histoire de l’humanité-)

Il est difficile de soutenir que les détails donnés proviennent de l’imagination d’humains disposant d’une technologie archaïque. Même si cette conclusion semble absurde pour les sceptiques, de la science-fiction pour illuminés, si le texte est authentique alors on doit envisager que ces machines volantes dont certaines utilisent l’énergie atmosphériques existaient bel et bien il y a des milliers d’années. Dans ce cas particulier, l’oubli serait survenu à cause d’événements cataclysmiques : des guerres violentes utilisant ces appareils et des armes redoutables, puis une catastrophe qu’on retrouve dans les diverses mythologies à travers le monde : le déluge.

L’information biologique

La science est compartimentée en différents domaines. C’est un problème en soi car les compartiments sont établis sur des dogmes : comment serait-il possible à un généticien de proposer l’idée que l’information biologique n’est pas contenue dans les gènes ? A-t-il le droit d’énoncer cette hypothèse publiquement sans subir les foudres de tous ses confrères généticiens dont toute la carrière repose sur cette hypothèse ?

La majorité des biologistes actuels considèrent que l’information permettant le développement et le fonctionnement des organismes est entièrement contenue dans l’ADN. On a fait de gros efforts pendant des décennies pour obtenir le séquençage de l’ADN humain, en nous faisant la promesse que cela permettrait d’importantes avancées et de résoudre la plupart des problèmes comme les maladies ou les déficiences génétiques. On promettait même d’améliorer les humains (ce qu’on nous promet désormais d’une autre façon avec l’intelligence artificielle et la cybernétique). On a dépensé des milliards pour ça et on a tout séquencé. Pour quel résultat ? Pratiquement aucun, à part quelques corrélations statistiques. Ainsi, vous serez peut-être étonné d’apprendre qu’aujourd’hui en 2022 nous ne sommes pas capables de déterminer la couleur des yeux d’un individu à partir de la connaissance de ses gènes. Or il s’agit là d’un des problèmes les plus simples mettant en jeu le moins d’éléments ! La couleur des yeux est définir par la production d’un seul type de substance : la mélanine. De plus on sait qu’elle est fortement héréditaire, il semble donc aisé de trouver quels gènes sont impliqués. Or voici ce qu’on peut lire en 2021 :

« Pour mieux comprendre la génétique de la couleur des yeux, une équipe internationale de chercheurs s’est donc livrée à une analyse génétique de grande ampleur, impliquant 192 986 participants européens, issus de dix populations. Ils ont identifié 124 associations pangénomiques indépendantes issues de 61 régions génomiques distinctes, dont 50 nouvellement identifiées. »

Voici la conclusion de l’article :

« Cette étude démontre clairement que la couleur des yeux est un trait humain génétiquement très complexe, similaire à la couleur des cheveux et de la peau. « Cette étude fournit les connaissances génétiques nécessaires pour améliorer la prédiction de la couleur des yeux à partir de l’ADN, déjà appliquée dans les études anthropologiques et médico-légales mais avec une précision limitée pour les yeux non bleus », souligne le Dr Manfred Kayser du Centre médical de l’Université Erasmus de Rotterdam et co-auteur de l’étude. À ce jour, la fonction oculaire de certains gènes nouvellement identifiés n’a pu être complètement explicitée et des études supplémentaires seront nécessaires pour comprendre leur rôle dans la pigmentation de l’iris. »

(voir Des chercheurs identifient 50 nouveaux gènes associés à la couleur des yeux)

On continue pourtant de parler d’information génétique (sous-entendu « contenue dans les gènes »). On part du principe que cette information est forcément contenue dans l’ADN. Or il existe un exemple montrant que c’est faux, au moins partiellement : l’algue Acetabularia mediterranea. En effet, cette algue est un organisme unicellulaire dont le noyau contenant tout l’ADN est dans la racine. Or on constate qu’en la coupant, la partie constituée uniquement de la tige développe un nouveau chapeau. D’où vient cette information ? Elle ne peut pas être dans l’ADN, qui est totalement absent de la tige. Demandez à vos amis biologistes et généticiens s’ils peuvent résoudre cette anomalie, un terme très souvent employé en science et qui désigne tout ce qui n’entre pas dans le dogme officiel établi. Une anomalie, c’est un cas à part qu’on imagine rare, ce terme est choisi comme pour rappeler que « l’exception confirme la règle », qui est absurde évidemment puisqu’en science une exception invalide toujours complètement la règle.

Les biologistes avaient une réponse il y a un siècle. Ils savaient que l’information ne pouvait pas être localisée, sinon il était impossible de comprendre comment les cellules se différenciaient pour devenir du bon type. Il fallait forcément un mécanisme possédant une information qui ne se limitait pas à celle dans les cellules. On l’avait appelé « morphogénétique ». On n’en connaissait pas la nature exacte, mais son existence semblait évidente. Puis on a oublié ce concept avec les promesses du matérialisme et des séquenceurs d’ADN. Mais on est désormais obligé de le redécouvrir et de chercher à le comprendre, on y est forcés parce que les tentatives de s’en passer ont échoué.

(Voir mon article –Les champs morphiques, la forme des choses-)

La physique admet actuellement que l’information n’est pas localisée. En tout cas, si elle n’est pas partout, elle se transmet certainement à une vitesse très supérieure à celle de la lumière. On sait aussi que l’eau a une mémoire. (Voir mon article –L’eau et ses secrets-) L’hypothèse de l’information dans l’ADN n’a pas tenu ses promesses, et elle est contredite par des anomalies. Il est sans doute temps pour les biologistes de retrouver l’idée de morphogénétique et de la développer grâce aux nouvelles connaissances en physique, plutôt que de s’obstiner dans une direction qui ne mènera nulle part, en tout cas pas suffisamment loin.

L’exemple de l’éther

L’éther est un exemple remarquable. Je ne vais pas en faire toute l’histoire détaillée, que je ne connais que partiellement et qui nécessiterait un livre entier pour la raconter. L’éther était considéré comme le cinquième élément, sachant que le terme élément devrait lui-même être expliqué. Disons que cela correspond à peu près à ce qu’on nomme aujourd’hui état de la matière. La matière existe à l’état solide (terre), liquide (eau), gazeux (air) et plasma (feu). Il existerait un autre état plus subtil, et c’est ce qu’on appelait éther ou quintessence. Cet état est invisible, subtil. Ce n’est pas une autre matière, c’est une des formes que peut adopter la matière habituelle. Il n’est donc pas comparable à des matières exotiques comme la matière noire ou l’énergie noire (qui restent à ce jour des hypothèses que rien n’a confirmé, qui n’entrent même pas dans le modèle standard des particules et qui ont été introduites uniquement pour résoudre des anomalies afin de conserver la théorie de la relativité générale aux grandes échelles de l’univers comme les galaxies et au dessus).

On sait qu’en chauffant la matière on la fait changer d’état. Ainsi, l’eau gelée devient liquide au dessus de 0°C. Puis elle devient gazeuse à partir 100°C. En la chauffant encore, les chocs entre les molécules vont devenir de plus en plus violent et elles vont se briser. On obtiendra des atomes d’hydrogène et d’oxygène séparés, dont les électrons vont eux-mêmes être arrachés par les chocs. Ce mélange d’atomes dits ionisés et d’électrons est l’état plasma.

Logiquement, l’état suivant doit pouvoir être obtenu en continuant de chauffer. Est-ce possible ? Pour obtenir des températures beaucoup plus élevées on doit générer des chocs extrêmement violents. C’est précisément ce qu’on fait dans les grands accélérateurs de particules comme le CERN.

J’ai travaillé quelques années au laboratoire Allemand GSI à Darmstadt, où on a découvert le darmstadtium. On y effectue des collisions d’ions lourds, c’est-à-dire des noyaux d’atomes comme le plomb ou l’or. On y travaille en collaboration avec d’autres expériences similaires, comme ALICE au CERN. Je me souviens qu’un jour j’ai entendu une phrase qui m’a marqué et fait beaucoup réfléchir. Quelqu’un avait dit que la différence entre les expériences de collisions à haute énergie d’ions lourds et de particules plus fondamentales était que dans le premier cas on étudiait la matière dense alors que dans le second on étudiait le vide.

Que signifie « étudier le vide » ? Le vide n’est-il pas rien ? L’absence de matière ? J’ai expliqué que c’était plus compliqué dans plusieurs articles (voir DOSSIER : le vide, l’énergie et l’information). Je ne vais pas revenir sur les différentes facettes du vide mais simplement rappeler ce qu’il est selon les deux théories actuelles admises :

  • Selon la théorie quantique, le vide est un état indifférencié formé de toutes les virtualités de particules. Ainsi on y trouve à la fois des électrons, des quarks, des photons, des neutrinos, des muons, etc… et chacune de ces particules à n’importe quelle énergie possible. Elles apparaissent et disparaissent trop rapidement pour avoir une existence selon notre point de vue, elles ne sont donc pas réelles mais virtuelles.
  • Selon la relativité générale, le vide est l’espace-temps. L’espace et le temps sont pour nous des propriétés et non des substances : l’espace permet de définir la distance entre des objets matériels, le temps permet de définir la durée entre les événements. Mais on apprend aussi que l’espace-temps est courbé par la matière. Quelque chose qui se courbe et qui a diverses propriétés est forcément une substance, non ?

On sait que ces deux théories sont les plus justes de la physique actuelle, mais aussi qu’elles sont incompatibles.

Plus une virtualité a de l’énergie plus sa durée d’existence est courte. C’est ce que traduisent les inégalités d’Heisenberg, parfois mal nommées principe d’indétermination. Pourtant, même les plus énergétiques sont toujours là !

Finalement, si on s’en tient à ce qu’a affirmé l’inventeur de la théorie de la relativité générale lui-même, Albert Einstein, que beaucoup on oublié ou même affirment le contraire, l’espace-temps est un concept qui découle de l’existence d’une substance emplissant notre vide : l’éther :

« un espace sans éther est inconcevable » (Albert Einstein, 1920)

(Pour la citation complète voir mon article –Le champ éthérique du vide-)

Il ne s’agit pas d’une de ces citations douteuses comme on en voit de nouvelles chaque semaine et qu’il n’a sûrement jamais dites. Il a affirmé cela plusieurs années après l’élaboration de la relativité générale, après les expériences de Michelson et Morley, en public lors du discours de Leyde.

D’un autre côté, la théorie quantique des champs explique que le vide est un état énergétique où on trouve l’ensemble des particules possibles.

De quoi sont formés les électrons virtuels, les quarks et toutes les autres particules qui apparaissent et disparaissent à chaque instant dans le vide ? De vide évidemment ! Le vide est donc une substance, la substance qui peut prendre la forme des particules qu’on connait lorsque son énergie diminue. L’espace-temps et le vide quantique sont deux facettes de cette substance, selon si on l’observe grossièrement et uniquement du point de vue de la gravitation (relativité) ou si on l’observe de près en excluant la gravitation (physique quantique). On peut donc appeler éther cette substance car elle correspond bien au cinquième état de la matière, lorsque celle-ci a tellement d’énergie qu’elle devient trop subtile pour être observée à l’aide d’instruments formés des autres états de la matière plus denses.

Pour terminer, j’ajoute que l’éther existe peut-être sous des formes de plus en plus subtiles. Pour nous ce n’est qu’un état unique, mais il est envisageable qu’il existe des états distincts de plus en plus subtils. Les enseignements spirituels parlent ainsi de l’état ou plan éthérique, puis astral, mental, causal, bouddhique et atmique.

Je suis persuadé que le concept d’éther reviendra sur le devant de la scène après un siècle d’absence. Il est même déjà là, mais on essaye de ne pas prononcer son nom. On le surnomme « espace-temps » avec des propriétés (comme sa courbure), ou alors on l’appelle « vide quantique » où il est emplit de particules fugaces et inobservables, ou encore « champ BEH ». L’hypothèse que les particules sont de minuscules cordes, même en multipliant les dimensions d’espace invisibles où elles sont supposées vibrer, n’a aucun avenir car elle n’a pas tenu compte des connaissances passées. Ce qu’on appelle « théorie des cordes », qui consiste en réalité en différents modèles qu’on essaye d’établir sur cette hypothèse depuis plusieurs décennies, sera abandonnée et on découvrira que les particules sont tout simplement des ondes stationnaires ou vortex d’éther. Ou alors on nous dira, avec l’habituelle arrogance et mauvaise foi des érudits bardés de diplômes et de prix scientifiques, que c’est ça la théorie des cordes. Alors qu’au final on n’aura fait que retrouver un savoir ancien :

« La matière physique est la musique solidifiée » – Pythagore

Les pensées interdites

J’ai quitté la recherche en physique car je la trouvais triste et peu motivante. Les chercheurs se focalisent sur des points particuliers et ne se posent jamais de questions sur l’ensemble. On considère même que certaines idées sont interdites. C’est réellement déplorable et ça empêche de stimuler l’esprit pour obtenir des conceptions innovantes. D’ailleurs, c’est seulement après être sorti du travail de recherche que j’ai pu m’ouvrir à de nouvelles possibilités, que j’aurais auparavant sûrement balayées d’un revers de la main en considérant que c’était une perte de temps inutile pour mon travail dans le domaine.

Si un physicien propose de faire un projet de recherche sur l’existence des fantômes il n’obtiendra pas de budget. Mais le pire est qu’on lui rira au nez, puis s’il insiste on fera tout pour le décrédibiliser totalement. Comme s’il était devenu fou et incapable de réfléchir comme les autres, il n’a donc plus sa place dans des institutions sérieuses. Le savoir concernant l’existence d’entités invisibles éthériques était pourtant connu à la fin du 19ème siècle et n’était pas encore considéré comme farfelu. On parlait même d’en effectuer l’observation, voire même de prendre en photos des fantômes comme l’annonçait Edison. Mais le début du 20ème siècle a été l’avènement du matérialisme absolu : tout ce qui n’est pas constitué de matière n’existe pas. Toute personne déclarant le contraire serait banni.

L’esprit, ainsi que tous les phénomènes où il pourrait intervenir (comme les pouvoirs psychiques comme la télépathie) ne sont pas abordés dans la science sérieuse des laboratoires prestigieux. L’esprit n’existe pas, ou alors il sera un jour déduit de la science matérialiste. Si un jour la science parvenait à résoudre le problème « simple » de la conscience, c’est-à-dire la question des qualias, alors on pourrait éventuellement considérer qu’il s’agit du premier succès en faveur de l’hypothèse de la conscience générée par la matière. Mais je ne vois pas comment ça serait possible, en fait cette idée est devenue de plus en plus absurde dans mon esprit à mesure que j’y ai réfléchit. (En termes simples, le problème des qualias pourrait se présenter ainsi : « comment expliquer ce qu’est la couleur rouge, et quelle est la différence entre le rouge et le bleu, à quelqu’un qui ne possède pas la vision ? »)

Quand on y réfléchit, l’hypothèse que l’esprit existe indépendamment de la matière n’est pas plus farfelue que l’hypothèse que c’est un amas de matière biologique qui produit l’esprit. En fait tout semble confirmer la première, pourtant c’est la seconde qui est quasi unanimement admise par la communauté scientifique, alors qu’elle n’a permis de créer aucun modèle ni même une ébauche de théorie de l’esprit et de la conscience, ni d’aucune autre capacité cognitive. C’est même le comble : la seule chose dont nous pouvons être certains est que notre propre esprit existe, tout le reste n’est que des interprétations subjectives qu’on essaye de rendre objectives. Or la science écarte d’emblée l’esprit et l’exclut de toutes ses analyses. Au lieu de « Je pense donc je suis » le scientifique actuel déclare « L’Univers et la matière sont, donc essayons de montrer que je pense. Et si je n’y arrive pas, ça signifiera que j’ai seulement l’illusion de penser. » C’est complètement absurde, mais c’est ainsi.

Et tenez, puisqu’on en est à citer Descartes, lui-même n’a rien inventé dans son Discours de la méthode. On retrouve déjà toutes ses idées chez Aristote !

Le gouffre de l’oubli

Il est inévitable que certaines découvertes passent inaperçues et soient retrouvées quelques siècles plus tard. Ce n’est pas si grave, dirons-nous. Mais lorsque l’oubli concerne des savoirs bien connus qui se perdent avec le temps ou se déforment au point que la connaissance qui en découle disparaisse c’est autrement plus grave.

Le scientifique regarde rarement en arrière. La sélection des savoirs acceptés et des hypothèses acceptables implique d’ajouter des savoirs dans l’oubli. Ainsi, la somme des savoirs actuels ne correspond pas à l’ensemble des savoirs cumulés depuis le passé. Il s’agit d’un échantillon où on n’a gardé que ce qui semblait valable et évacué tout ce qui ne l’était pas. Ce qui est conservé par une génération limitera ce qui sera envisagé par les générations suivantes. A chaque fois, on oubliera un peu de savoir et on perdra de la connaissance.

Plus le temps passe, plus le savoir augmente et plus l’oubli est grand.

« Il n’y a de nouveau que ce qui est oublié. » (Mlle Bertin)

Voir aussi mes articles –L’oubli de l’histoire– et –La supercherie universelle

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