Croire la science

Peut-on croire en la science et les scientifiques ? Est-ce que cela a un sens de dire une telle chose ?

Arguments massue

« Je crois les scientifiques » et « j’ai confiance dans les résultats de la science » ou « c’est prouvé scientifiquement ».

Voilà le genre d’absurdités qu’on entend souvent. La plupart du temps elles sont lancées par des obscurantistes (ceux qui se disent « sceptiques ») comme des arguments massue pour faire taire leur interlocuteur sans avoir à argumenter. Quelqu’un qui dit ça ne sait pas ce qu’est la science, il n’a certainement jamais analysé une publication scientifique de sa vie. Il est fort probable qu’en voyant la longueur de ce texte il ne va pas le lire à cause de sa paresse intellectuelle, il se dira d’avance « je sais déjà tout ça ».

Science et connaissances

Beaucoup voient la science comme un ensemble de connaissances sur lesquelles une majorité de scientifiques sont d’accords, mis à part sur des points de détail. Ces connaissances formeraient ce qu’on appelle un paradigme, c’est-à-dire une représentation du monde.

Le paradigme n’est pas une moyenne des connaissances, ni même l’ensemble des connaissances les plus abouties. En vérité il n’existe jamais un paradigme précis globalement partagé par les scientifiques et la population. Chacun a sa conception du monde avec une connaissance partielle. Le paradigme désigne plutôt une vision propagée par les institutions et médias.

La vision du monde la plus répandue est toujours en retard par rapport aux recherches. Parfois des travaux ne sont compris ou accepté que des décennies après leur publication.

Les connaissances qui se trouvent dans une encyclopédie en ligne et dans la vulgarisation scientifique ne sont pas représentatives des travaux en cours. On les présente comme des faits établis ou pour lesquels il ne reste que quelques détails à ajouter, en évitant d’aborder certaines idées dérangeantes et sans insister sur les anomalies.

Beaucoup considèrent par exemple qu’un médecin est un scientifique. Il a appris un certain savoir, il connait des résultats scientifiques qu’on a sélectionné pour lui. Il a appris des protocoles à appliquer selon certaines observations. Ceci n’est pas être scientifique ou faire de la science. Votre médecin généraliste qui affirme que vous devez prendre un médicament ou vous faire vacciner n’a jamais lui-même effectué des recherches sur le corps humain et sur les médicaments, et il n’a sûrement jamais consulté les statistiques sur les médicaments et vaccins. Il a appris ce que d’autres ont décidé. Il ne cherche pas à le remettre en question, il ne connait probablement pas les théories concurrentes à celle de Pasteur et les nombreux travaux effectués sur l’immunité qui confirme la vision de Béchamp montrant l’absurdité de lutter contre les microbes.

La méthode scientifique

Un scientifique n’est pas une personne ayant acquis un poste dans une institution sérieuse qui fait de la science. On ne devrait pas parler de science ou de scientifiques, mais uniquement de la « méthode scientifique ».

La pratique scientifique consiste à élaborer des modèles à partir de certaines hypothèses et concepts, proposer une explication qui doit être réfutable.

Souvent les hypothèses ne sont pas énoncées et parfois elles ne sont même pas toutes connues par celui qui effectue le travail de recherche. Par exemple les sismologues qui publient des travaux à propos de la structure interne de la Terre le font sans préciser que ceux-ci sont basés sur un certain modèle de la Terre. Ils ne cherchent pas à discuter ou remettre en question ce modèle qui leur sert d’hypothèse. La majorité serait incapable de décrire l’expérience de Cavendish, elle-même basée sur l’hypothèse que la constante de gravitation G ne varie pas selon la profondeur. Pourtant les sismologues utilisent la densité moyenne fournie par ce modèle erroné et n’envisagent pas que des mesures ont montré que G variait dans le sol.

La majorité a toujours tort

Un chercheur ne croit jamais en la science. S’il croyait au paradigme officiel alors il ne ferait aucune recherche.

La majorité a toujours tort, c’est un fait. Une minorité qui cherche où sont les erreurs et tente d’en proposer une nouvelle interprétation aura peut-être un peu moins tort. Un nouveau modèle s’établira, puis sera un jour remplacé par un autre. C’est ainsi que fonctionne la science.

Lorsque ça marche c’est vrai

Un argument souvent invoqué ou qui est implicite est qu’une théorie scientifique est vraie puisqu’elle est vérifiée par des applications technologiques concrètes.

En fait ça indique seulement que le modèle est correct dans une certaine limite. Mais rien n’empêche qu’il existe d’autres théories qui donnent les mêmes résultats dans les limites du moment, et dont les résultats seront confirmés hors des limites où l’ancien modèle s’appliquait.

La théorie quantique est confirmée et sert de base pour de nombreuses technologies. Pourtant on sait qu’elle est forcément incomplète ou fausse dans certaines situations. Elle ne contient pas la gravitation, on ne l’utilise que dans les domaines où on peut considérer que l’effet de la gravitation est infime par rapport aux autres effets. On sait qu’un électron a une masse et qu’il subit forcément les effets de la gravitation terrestre. Dans un transistor on ne s’en préoccupe pas, on fait comme si elle n’existait pas. Cela marche en pratique car dans toutes nos applications les autres forces sont très largement supérieures. C’est grâce à ça qu’un poste radio peut fonctionner en étant couché ou penché dans n’importe quelle direction, les mouvements des électrons ne seront pas affectés au point d’en modifier le fonctionnement.

Mais on sait qu’il existe des situations où la gravitation doit être prise en compte en même temps que la théorie quantique, par exemple les masses compactes appelée trous noirs ou le big bang. Pour décrire les phénomènes dans ces situations on sait déjà qu’il faudra une autre théorie, qui remplacera la théorie quantique et la relativité générale. On n’en connaît pas encore les fondements, rien ne peut exclure que cette théorie sera à l’origine d’une vision complètement différente des phénomènes qu’on considère actuellement comme vérifiés.

Le mythe de la preuve scientifique

On nous dit parfois « c’est scientifiquement prouvé ». Or on ne peut jamais rien prouver avec la science. Comme pour toutes les théories notre vision sera un jour dépassée.

Certaines choses sont parfois bien établies, par exemple on pourrait dire que l’électromagnétisme est majoritairement admis. Mais qu’est-ce que ça signifie exactement ?

Les résultats scientifiques

D’une manière générale le résultat scientifique prend une des formes suivantes :

  • corrélation
  • équation
  • description

Une corrélation est la mesure de la variation d’une grandeur lorsqu’une autre varie. Souvent on peut en déduire une notion de « cause à effet », par exemple pour la découverte de la réaction de transcriptase inverse (l’ARN qui modifie l’ADN) mais cela n’en explique pas le fonctionnement.

Une équation est une égalité ou inégalité entre des propriétés ou grandeurs mesurées. Une équation ne permet pas d’expliquer les termes qui s’y trouvent. La plupart du temps ce sont les équations elles-mêmes qui les définissent.

Une description seule est moins courante dans la science moderne. On peut prendre les exemple de la sélection naturelle de Darwin, ou les théories en psychologie. On essaye généralement d’en faire un modèle descriptif complet, qui ne peut pas être mis sous forme mathématique. Souvent ils ne peuvent pas être confirmés ou falsifiés par des observations, donc ils ne respectent pas les critères de la théorie scientifique.

Les équations de Maxwell par exemple sont une relation entre les charges électriques et le champ électromagnétique. On définit ainsi la charge comme étant ce qui peut produire un champ électromagnétique. Ou à l’inverse on définit le champ électromagnétique comme étant ce qui agit sur une charge électrique.

Exemple de corrélation : la théorie du virus qui rend malade

Une maladie consiste en un ensemble de symptômes bien définis. On a constaté qu’une maladie infectieuse est associée à la prolifération de microbes. On a alors admis que ces microbes étaient la cause de la maladie. On a ainsi commencé à caractériser la maladie par le type de microbes en question. Un diagnostic est devenu la détermination du microbe qui prolifère. On est même parvenu en 2020 à imaginer le concept de « malade asymptomatique », ce qui signifie littéralement « une personne souffrant d’un certain nombre de symptômes qui sont l’absence de symptômes » !

Voilà comment on est parvenu à inverser complètement l’idée initiale, de façon pas très subtile mais largement suffisante pour convaincre la population. Ainsi la médecine consiste principalement en l’utilisation de médicaments et de vaccins contre des microbes.

L’observation initiale était une corrélation : lorsqu’il y avait des symptômes on observait des microbes, qu’on a appelé bactéries et virus. Mais rien ne prouvait que les virus étaient la cause de la maladie et des symptômes. Or les recherches effectuées ultérieurement et une meilleure compréhension indiquent qu’ils en sont la conséquence et le moyen utilisé par l’organisme pour se débarrasser de la maladie. (N’oublions pas que notre corps est constitué de 56% de bactéries et seulement 44% de nos propres cellules avec notre ADN.)

La cause était à chercher ailleurs, dans des dérèglements de l’état de l’organisme. C’était ce qu’avait affirmé Antoine Béchamp : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout. »

Voir mon article –Maladie et microbes : le gros mensonge

Si le modèle de Béchamp est vrai, alors on doit changer notre façon de concevoir la maladie et la guérison. S’il est faux, on doit pouvoir le montrer à l’aide d’un travail scientifique, ce qui n’est toujours pas le cas. De même si le modèle de Pasteur est vrai on devrait pouvoir le confirmer à l’aide de travaux scientifiques honnêtes, or il n’en est rien et on sait désormais que ses fondements théoriques sont faux.

Demandez vous pourquoi on a adopté le modèle de Pasteur et qu’on parle si peu de celui de Béchamp.

Exemple d’équation: éther et champ électromagnétique

On considère que les équations de Maxwell de l’électromagnétisme sont vraies, dans la limite des mesures possibles actuellement et de notre capacité à envisager les phénomènes.

Est-ce qu’un champ magnétique existe réellement et quelle est sa nature ? On ne voit jamais directement ce champ invisible, on peut seulement en observer des effets. Sa nature est décrite par la théorie quantique des champs ou électrodynamique quantique. On explique que les champs électromagnétiques sont formés de « photons virtuels », c’est-à-dire des photons qui en sont pas directement observables et ne sont pas considérés comme réels. Mais alors si le champ électromagnétique est constitué d’entités virtuelles, comment serait-il lui-même réel ?

Quand on ajoute le fait qu’un photon est lui-même décrit comme « la vibration d’un champ électromagnétique » on se retrouve dans une sorte de boucle sans fin :

« un champ électromagnétique est constitué d’ondes virtuelles de champ électromagnétique. »

Appelleriez-vous ceci une explication de la nature du champ électromagnétique ?

Avant le 20ème siècle on admettait que les ondes électromagnétiques étaient la vibration d’un certain substrat, de la même façon qu’une onde sonore est la vibration de l’air. On appelait ce substrat « éther luminifère » ou simplement éther. Des expériences ont tenté de mesurer le mouvement de la Terre par rapport à ce substrat, c’est-à-dire d’essayer de mesurer une différence de vitesse de propagation de la lumière dans différentes directions parallèles ou perpendiculaires au mouvement de la Terre. Comme on n’a mesuré aucune différence on en a conclu que l’éther n’existe pas.

Pourtant, Einstein a déclaré 1920 (donc après ces expériences) : « Selon la théorie de la relativité générale, un espace sans éther est inconcevable, car non seulement la propagation de la lumière y serait impossible, mais il n’y aurait même aucune possibilité d’existence pour les règles et les horloges et par conséquent aussi pour les distances spatio-temporelles dans le sens de la physique« .

L’inexistence de l’éther n’a pas été prouvée par ces expériences, en vérité il s’agirait plutôt d’une mauvaise interprétation des résultats et peut-être d’hypothèses erronées sur le mouvement de la Terre et la nature de l’éther. Voir mon article –Le champ éthérique du vide

On doit aller encore plus loin car selon la théorie quantique la réalité n’existe pas indépendamment d’un observateur. Certains physiciens (comme Nassim Haramein) affirment que seule la gravitation existe et que l’électromagnétisme en est une manifestation. (D’autres affirment exactement le contraire, ce qui, somme toute, revient exactement au même à part le nom de l’interaction unique à l’origine.)

Ainsi, bien qu’on utilise les équations de Maxwell pour produire notre technologie, on ne peut pas affirmer qu’elles sont totalement juste ni qu’elles ont résolu le problème de la nature des champs électromagnétiques.

Il en est de même pour les charges électriques et les particules de façon générale : elles existent dans un modèle qui les utilise mais leur nature n’est pas expliquée. On parle d’un « électron », mais c’est une entité qui ne peut pas simplement être vu comme une petite boule d’une certaine masse et charge électrique. En l’absence d’observation l’électron est décrit par une fonction d’onde complexe délocalisée. De plus on l’a vu, la charge correspond à une propriété qui produit un champ électromagnétique, donc des photons virtuels. On pourrait ainsi décrire l’électron comme un agrégat particulier de photons virtuels. Il n’y aurait rien au centre de cet agrégat de photons, aucune petite sphère appelée électron. Dans un morceau de fer, il existe une onde électronique formée de nombreux électrons délocalisés et dont le mouvement provoque l’aimantation. Là encore il est impossible de dire que l’électron existe sous forme de particule. L’océan n’est pas formé de gouttes d’eau. Une goutte a des propriétés particulières qui sont différentes de celles d’un océan. La preuve en est que les océans n’ont jamais la forme d’une goutte !

On ne devrait pas dire que l’électron existe si on l’imagine comme une minuscule boule chargée, mais plutôt que l’électron n’existe à peu près jamais, sauf lors de certains types très restreints d’observations.

Voir aussi –Description des photons virtuels des champs B et E

La diffusion du travail scientifique

Un travail scientifique doit être publié pour être considéré comme officiel. Généralement sous la forme d’une publication scientifique de plusieurs pages dans des revues spécialisées. Parfois certains auteurs publient leur théorie dans des livres, des essais. Certaines conditions limitent fortement la possibilité de diffuser son travail scientifique, que ce soit pour être publié ou édité. Des travaux de qualité sont parfois refusé pour le seule raison qu’ils ne correspondent pas à la vision du moment ou la remettent trop en question. D’autres ont montré des résultats mais n’ont pas été diffusés sous prétexte qu’ils étaient incapables de fournir la théorie les expliquant. C’est ce qui s’est produit pour Antoine Priore et ses machines de thérapie à base d’ondes. Voir –Médecine interdite

L’analyse du travail scientifique

Lorsqu’on est face à une publication scientifique on ne peut pas dire « je n’y crois pas ». On ne peut pas non plus dire qu’elle n’a pas de valeur du fait des croyances ou de l’idéologie de son auteur. Peu importe l’âge de l’auteur, sa nationalité, sa personnalité, ses problèmes familiaux ou tout ce qui le concerne, qu’ils soit sympathique ou antipathique on ne doit juger que du contenu du travail publié.

Exemple : la mémoire de l’eau

En 1988, Jacques Benvéniste publie une étude scientifique montrant la mémoire de la matière.

Les médias se sont acharnés sur l’auteur de ces travaux en l’attaquant personnellement pour le décrédibiliser. Mais ils n’ont pas argumenté à propos des expériences elles-mêmes. Au lieu de refaire des expériences similaires pour confirmer ou infirmer ses résultats, comme on le fait normalement toujours, on l’a forcé à les refaire avec des observateur hostiles qui ont cherché chaque point pouvant être présenté comme une supercherie ou fraude de la part de Benvéniste.

La même année, un modèle théorique expliquant la mémoire de l’eau était publié dans PHYSICAL REVIEW LETTERS par Giuliano Preparata et Emilio Del Giudice. Water as a Free Electric Dipole Laser

Plus tard en 2011 c’est le Pr Montagnier qui a refait ce type d’expériences avec de meilleurs moyens technologiques et une certaine crédibilité initiale du fait de son prix Nobel. Cela n’a pas empêché qu’il se fasse lui aussi attaquer personnellement, on l’a même traité de « sénile ». Il pouvait désormais utiliser le réseau internet pour transmettre l’information d’une molécule (ADN) par la vibration de l’eau.

La mémoire de l’eau est donc un phénomène vérifié expérimentalement par Benvéniste et par Montagnier. Ce phénomène peut s’expliquer à l’aide d’un modèle valable publié, basé sur une théorie scientifiquement admise, une formulation de la dynamique collective des champs quantiques. Ceux qui affirment que l’eau ne peut pas avoir de mémoire et que rien ne l’a encore confirmé se trompent ou sont de très mauvaise foi.

Finalement, comme le modèle théorique et les expériences ne pouvaient pas être scientifiquement contredites, on a choisi la solution la plus simple : éviter d’en parler et faire comme si ces publications n’existaient pas.

Voir mon article –L’eau et ses secrets

Les fondements de la science

La science actuelle décrit le fonctionnement de l’Univers sous une forme mathématique. Ceci suppose d’accepter les hypothèses que la matière obéit à des règles immuables et figées, que les constantes physiques ne changent pas et qu’il n’existe aucun effet non mathématisable pouvant affecter les phénomènes. Or ces trois hypothèses sont erronées.

Un fait bien connu des chimistes est que lorsqu’on découvre un nouveau composé, celui-ci a beaucoup de mal à cristalliser (ou ne cristallise pas du tout). Puis un beau jour il devient solide, ensuite ça se produit facilement partout dans le monde.

Les lois physiques seraient davantage fondées sur des habitudes capables d’évoluer que fixées une fois pour toutes. Elles pourraient commencer par être indéfinies lorsqu’une nouvelle situation apparaît dans l’univers. Ensuite elles pourraient se comporter de façon approximatives. Puis devenir de plus en plus figées à force de se reproduire et d’être observées.

Les lois seraient des habitudes, elles ne sont pas définies lorsqu’il survient un phénomène nouveau. Les constantes physiques semblent varier dans une certaine mesure. Et enfin, la volonté consciente, en tant qu’entité non mathématisable, peut modifier le déroulement de processus physiques.

Voir mon article –La fin des lois physiques

Science et réalité

La science a pour objectif de décrire le monde et son fonctionnement de façon objective. C’est-à-dire qu’il doit exister une réalité indépendante de l’observateur. Mais une telle réalité est une hypothèse, qui n’est pas vérifiée et qui est même contredite par la physique quantique.

Voir mon article –L’observateur quantique

Défendre la science

Que signifie défendre la science ? C’est avant tout défendre la méthode scientifique, l’argumentation logique basée sur des hypothèses et un modèle de compréhension. Celui qui défend les résultats et des conclusions scientifiques en refusant de tenir compte des hypothèses et arguments de son interlocuteur sous le prétexte que « la science a démontré le contraire » ou parce qu’il n’arrive pas à envisager d’autres façons de voir est un obscurantiste.

Il vaut mieux avoir tort sur la conclusion en utilisant la méthode scientifique que d’avoir raison en invoquant l’évidence, des faits qui semblent établis ou l’absurdité des conclusions des autres. Aucune hypothèse ou conclusion ne doit être considérée comme absurde ou inenvisageable.

Il existe des personnes qui se disent « sceptiques », c’est-à-dire qu’elles ont adopté la vision actuelle matérialiste de la science dominante et ne veulent pas la remettre en question, ou sont devenus incapables d’imaginer qu’il n’en est pas ainsi. Si vous leur parlez de télépathie ils vont rire. Or des expériences rigoureuses ont été menées, elles respectent la méthode scientifique et donnent des résultats statistiquement très significatifs :

« On estime que la probabilité que la télépathie n’existe pas, que les résultats des expériences soit le fait d’un biais, d’erreurs de protocole ou d’une mauvaise interprétation est de moins de 1 part pour 1000.000.000.000. Autrement dit, il y a plus de 99.9999999999 % de chances que la télépathie existe. » (Ruppert Sheldrake, 2012). Voir mon article –La télépathie

Il en est de même de l’action de la volonté sur la matière, la psychokinèse ou télékinésie. Les expériences de Peoc’h en 1986 ont montré que des poussins pouvaient modifier la mouvement de petits robots-automates par leur pensée. Des chercheurs de l’université de Princeton sont arrivés au résultat de 1 chance sur 10.000.000.0000 pour que les résultats de Peoc’h s’expliquent par le hasard.

On le constate bien dans les débats sur la forme de la Terre. Voir par exemple –Debunk : la Terre est-elle vraiment ronde ?

D’un autre côté, les personnes sceptiques qui selon eux-mêmes « défendent la science » admettent que le cerveau produit la conscience et les diverses capacités cognitives. Or ceci est contredit par diverses anomalies. Le rôle du cerveau devrait être considéré comme une hypothèse permettant un modèle menant à certaines observations. Ou alors cela devrait être la conclusion d’un modèle qui tente de répondre à la question : comment est produite la conscience ? Or il n’existe actuellement aucun modèle de la conscience et des capacités cognitives, et les sceptiques continuent de considérer cette hypothèse comme une conclusion bien établie. Voir mon article –Le problème du cerveau

La plupart du temps, les sceptiques qui défendent ardemment des résultats scientifiques qui leur semblent établis ne connaissent pas les fondements de ces résultats, et surtout ils n’ont jamais pris la peine de s’intéresser à tous les travaux qui arrivent à des conclusions qui ne leur plaisent pas.

Conclusion

La science n’est pas un ensemble de connaissances, un scientifique n’est pas celui qui connait par cœur tous les faits établis dans un domaine. La science consiste en l’application de la méthode scientifique. Un travail de recherche consiste à discuter d’un modèle basé sur certaines hypothèses.

On sait que tout modèle sera remplacé par un autre, et on devra certainement changer les hypothèses pour obtenir une nouvelle vision.

Celui qui défend des idées plutôt que la méthode scientifique est un croyant, un ennemi de la méthode scientifique et de la raison.

Annexe, exemple d’acharnement sur l’hypothèse : la gravitation

Si vous dites à quelqu’un « la gravitation n’existe pas » il va vous prendre pour un fou. L’histoire de la gravitation est un belle exemple d’acharnement sur l’hypothèse.

Le problème à résoudre était celui de la chute des corps : « Pourquoi les objets tombent ? »

On a imaginé une force provenant de la matière, la gravitation. Toutes les masses s’attirent les unes vers les autres. Newton a élaboré une équation. La force exercée entre deux masses est proportionnelle aux deux masses, et elle diminue selon la distance au carré. Il faut ensuite ajoute un coefficient pour trouver la bonne valeur, la constante gravitationnelle G.

Un problème se posait : comment l’existence d’une masse quelque part dans l’univers pourrait agir instantanément sur toutes les autres masses ? Newton trouvait cette idée absurde. C’est Einstein qui a résolu le problème avec sa théorie de la relativité générale. Selon lui les masses courbent l’espace-temps (c’est-à-dire la géométrie du vide et l’écoulement du temps) autour d’elle. Si une masse est déplacée, la déformation de l’espace-temps se propage autour à la vitesse de la lumière. Il faut ainsi un certain temps pour que le changement soit perçu par les masses éloignées. Cela permettait aussi de comprendre la trajectoire de Mercure qui ne correspondait pas à celle prédite avec la loi de Newton, et de prévoir que la lumière (qui n’a pas de masse) subit l’effet de la gravitation alors qu’elle n’a pas de masse.

On ne peut pas mesurer directement une force. On mesure toujours ses effets sur un objet. Une force produit une modification sur un objet sous la forme d’une accélération, selon l’équation fondamentale de la dynamique F = ma. On mesure ainsi l’accélération produite et on en déduit la force.

Le modèle d’Einstein (comme celui de Newton) posait un problème d’instabilité. Pour obtenir un univers stable il fallait que les masses soient distribuées de telle sorte que la force s’annule dans toute les direction. Le moindre changement de position d’un objet provoquerait une force légèrement supérieure quelque part, attirant toutes les masses et avec pour résultat que toute la matière tomberait en un même point. Or l’univers est stable et les masses changent tout le temps de position. On a résolu ce problème en imaginant que toutes les masses sont en train de s’éloigner les unes des autres. On a mesuré leur vitesse d’éloignement à partir de leur spectre lumineux : lorsqu’un source s’éloigne la lumière émise semble moins énergétique, quand elle s’approche elle semble plus énergétique. C’est ce qu’on appelle l’effet Doppler. Vous pouvez le constater directement sur le son : une sirène d’ambulance ne fait pas le même son lorsqu’elle s’approche que lorsqu’elle s’éloigne. Comme la vitesse d’éloignement est proportionnelle à la distance à l’objet, en remontant le cours du temps on constate que toute la matière devait se trouver au même point. C’est ce qu’on a appelé la théorie du big bang, où l’univers commence dans un état dense qui explose en éjectant la matière dans toutes les directions.

La théorie d’Einstein devrait en principe être confirmée par la disposition et le mouvement de tous les objets où c’est la force de gravitation qui domine. Or on s’est rendu compte qu’elle ne marchait pas avec les galaxies. Les étoiles situées en périphérie ont un mouvement trop rapide par rapport aux prédictions, elles devraient donc être éjectées. Pour résoudre cette anomalie, les physiciens ont inventé le concept de matière noire, une substance invisible qui compenserait le manque de masse estimé et retiendrait les étoiles dans les galaxies. Cette matière noire est toujours inconnue et inobservée.

Un autre problème provient de l’expansion de l’univers : celle-ci devrait ralentir sous l’effet de l’attraction entre toutes les masses. Or les astronomes ont constaté que c’est l’inverse qui se produit : les galaxies s’éloignent de plus en plus vite les unes des autres. Il fallait donc trouver un effet répulsif et l’ajouter pour corriger le problème. Les physiciens ont alors inventé le concept d’énergie noire, qui produirait une gravitation répulsive (antigravitation). Comme la matière noire, l’énergie noire est une pure invention conceptuelle servant à corriger les équations d’Einstein pour pouvoir continuer de les appliquer lorsqu’elles ne correspondent plus à ce qui est attendu s’il n’existait que la matière. et l’énergie connues.

Actuellement on en est là : la gravitation n’est pas compatible avec la physique quantique et ne s’applique que sur des objets où elle domine les autres forces. Cela se résume à la chute des corps sur Terre et aux trajectoires des planètes. En dessous et au-delà, soit on applique uniquement la physique quantique sans faire intervenir la gravité, soit on ajoute deux composantes inconnues, la matière noire et l’énergie noire, en grande quantité. Environ 68% de ce qui existe dans l’univers serait de l’énergie noire, plus de 25% de matière noire. On parvient de cette façon à conserver la théorie en affirmant que 95% de l’univers est constitué de substances inconnues.

D’autres anomalies ont été constatées sur plusieurs sondes de la NASA. Le Dr John Anderson du Jet Propulsion Laboratory de la NASA a par ailleurs déclaré à ce sujet :

« C’est presque comme si les sondes n’obéissaient plus à la loi de la gravité… Voilà plusieurs années que nous tentons en vain de résoudre cette énigme, et nous avons pourtant tenu compte de tout ce à quoi l’on pouvait penser pour essayer d’expliquer ce phénomène. »

A partir de quel moment devrait-on considérer que la théorie de la relativité est incorrecte ?

Notez qu’il existe par ailleurs des théories alternatives plus élégantes qui parviennent à résoudre ces problèmes sans faire intervenir de matière noire et d’énergie noire, comme la théorie de Jean-Pierre Petit ou celle de Walter Wright. Au lieu de parler d’une attraction entre les masses, c’est le vide qui pousserait tous les objets alentour. Cette poussée du vide permet de résoudre un autre problème : celui de la perte de masse et lévitation de rotors. Comme cette théorie donne les mêmes résultats que la relativité, qu’elle se passe d’entités hypothétiques et qu’elle explique des anomalies de la gravitation, en toute logique on devrait la considérer comme meilleure. En tout cas, on devrait l’envisager comme une possibilité à étudier, et non pas la rejeter en arguant simplement que « La gravitation existe, Einstein l’a prouvé. »

Voir mon article –Gravitation, éther et écoulement du temps

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