Entropie, désordre et information

On assimile encore souvent l’entropie au désordre et on énonce un principe d’augmentation d’un système vers un état désordonné. Mais cette vision serait issues d’une mauvaise interprétation de l’entropie, du désordre et de l’information.

Entropie, désordre et information

La deuxième loi de la thermodynamique (loi de l’entropie) indique que les fluctuations du vide s’équilibrent naturellement et que tout est condamné à suivre un processus de désorganisation de plus en plus importante, jusqu’à aboutir à un arrêt de fonctionnement total. La science traditionnelle indique donc que l’énergie libre ne peut pas être utilisée à des fins pratiques parce que le désordre ne peut pas être transformé en un système organisé.

Ilya Prigogine, scientifique russe, a reçu le prix Nobel en 1977 pour avoir démontré comment un système désordonné pouvait évoluer en un système ordonné (cette loi est appelée néguentropie). Cela nous montre simplement que la loi de l’entropie n’est sans doute pas la seule loi qui règne dans l’univers.

En vérité ce principe est mal énoncé et trompeur sur les termes. La notion d’entropie thermodynamique a été associée au désordre en étudiant des systèmes simples du point de vue de la physique statistique, tels que des gaz placés dans des enceintes isolées. De ce fait, un ordre initial (tout le gaz placé dans un coin, ou deux gaz séparés) devenait effectivement plus désordonné (le gaz occupe toute l’enceinte, les deux gaz sont mélangés).

Mais d’un autre point de vue plus moderne, on devrait voir l’état initial comme « plus simple » que l’état final. Il faut en effet moins de données (ou information) pour décrire en détail l’état initial que l’état final. J’insiste bien sur le fait qu’on parle de l’information détaillée, car c’est en masquant ces détails qu’on a conclu que d’un point de vue statistique il fallait moins d’information. Mais l’état réel n’est pas un mélange statistique ! Un système thermodynamique a donc tendance à voir son information augmenter, du fait notamment que ses constituants interagissent et qu’il se crée des corrélations entre leurs états passés. Ces corrélations pourraient permettre en principe de retrouver l’état initial, ce qui signifie que l’information de l’état final contient celle de l’état initial ainsi que celle de son état actuel.

(Je vous invite à lire Philippe Guillemant sur ce sujet.)

On ne devrait pas dire que le désordre augmente mais que l’information totale augmente.

13 commentaires sur “Entropie, désordre et information

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    1. C’est très bien dit. D’ailleurs je préciserai un peu mon article en ce sens., merci. Du point de vue de la conscience l’information augmente et des liens entres les événements se créent, dont des intrications quantiques mais pas seulement.

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    2. Tiens je viens de tomber sur les propos d’un ami à moi que je copie ici :

      La vie ne se mesure pas, elle se ressent.
      C’est un principe essentiel au bien-être commun de la société humaine.
      La « scientification » de notre société qui consiste à tout valoriser par les chiffres finit par perdre son âme.
      On en est arrivé à ne plus croire qu’en la zététique ou en les expérimentations en double aveugle avec « randomisation »…
      En tant que scientifique moi-même, je perçois que les livres anciens de sciences sont des histoires qui nous transportent, alors que les livres scientifiques d’aujourd’hui ne sont que des logiques insipides avec des tonnes de références et de bibliographies, qui au final nous fait perdre notre quête ultime du bien commun.
      Toute idéologie peut mener à la perversion. Les paradoxes sont pléthores.
      A force de vouloir analyser pour comprendre, on en finit par perdre le recul, par perdre notre essence d’être. C’est une forme de technocratisation de la logique.
      Ressentir nous permet de comprendre sans perdre ce recul.
      Il faut accepter de lâcher prise et de moins « mentaliser » ce monde qui nous entoure.
      Notre monde est d’abord spirituel et non matériel.
      Christophe

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  1. Martine ce que vous dites ne veut absolument rien dire ! La science et en particulier la mécanique quantique ne peut pas se faire sans mathématique. On utilise la langue des maths pour éviter de dire n’importe quoi avec un enchaînement de mots qui semblent intelligents mais qui assemblés ne veulent rien dire. Il n’y a pas de spiritualité en mécanique quantique. Si vous vous intéressez à la science et en particulier à la mécanique quantique, je vous encourage à lire les cours de Claude Cohen Tannoudji ou Alain Aspect, qui ne posent pas des interprétations via la conscience ou le subconscient mais juste par ce que lui donnent les mathématiques !

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    1. Absolument pas. Ceci est la façon de voir de ceux qui ne se sont intéressés qu’à la science contrôlée. Mais essaye par exemple de décrire mathématiquement l’effet de la conscience des poussins sur les générateurs de nombres aléatoires dans les expériences de Peoc’h ou sur les modifications de la structure de matériaux par Jean-Pierre Girard. C’est impossible car il s’agit de l’effet de ce qui n’est pas physique. Quand on a compris ce qu’est la réalité. La science mathématique ne peut s’appliquer qu’à l’exocausalité, jamais à l’endocausalité (j’utilise les termes du physicien quantique Emmanuel Ransford). Donc en faisant ça effectivement elle permet de modéliser des phénomènes physiques, mais elle laisse de côté la partie la plus importante du fonctionnement de l’univers. Or les physiciens actuels l’ont compris. Je te conseille donc de t’y intéresser et d’oublier Cohen Tannoudji et la plupart des prix Nobel ou vulgarisateurs qui prônent la vision matérialiste dépassée. Au passage Girard travaille en collaboration avec les institutions scientifiques depuis les années 1970, tandis que les expérience de Peoc’h ont plus de 35 ans, il est temps qu’elles soient connues et qu’on arrête de vouloir garder des œillères. La bonne interprétation de la physique quantique nécessite d’accepter que l’observateur (en tant que point de vue par un esprit, conscient ou pas) a effectivement un effet. Dans l’expérience des fentes de Young si un observateur souhaite que les particules passent par une des deux fentes, alors on observe effectivement davantage de particules passant par cette fente. Mais ça, ce ne sont pas les vulgarisateurs du CNRS qui vont avoir envie d’en parler…

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      1. C’est l’observation, la mesure qui fixe le résultat de l’expérience. Voilà ce que nous dit L’interprétation de Copenhague, qui n’a pour l’instant jamais été mise en défaut. Il ne s’agit pas de modification par la conscience ou je ne sais quoi. Si vous ne dites pas n’importe quoi sur les faits, votre volonté de toujours y mettre de la spiritualité ou de la conscience est franchement étrange. Je ne dois sans doute pas avoir l’esprit suffisamment bien formé pour entrevoir le sens de la phrase de Martine. La mécanique quantique n’a absolument rien d’intuitif, parce qu’elle se manifeste pour des systèmes complexes que nous sommes sous de conditions très particulières. A titre personnel, je n’ai jamais vu un chat dans une superposition d’état, mais peut être que vous vous le pouvez.

        Pour votre second message, il est vrai que le travail scientifique est aujourd’hui bibliograohiquement riche. Mais c’est comme cela que l’on ne dit pas n’importe quoi. Si la science était aussi simple et intuitive, on donnerait toujours raison aux magnifiques raisonnements de Aristote qui se sont avérés pour beaucoip faux (et ce n’est pas une critique, ces raisonnements ont etes nécessaires pour avancer). Mais poir faire de la science il faut prendre sont stylo et écrire des choses logiques? Au sens premier du terme, et ne pas invoquer la conscience ou un mensonge des prix Nobel pour expliquer ce que l’on ne comprend pas ou ne veux pas comprendre.
        Si comme vous le dites vous etes scientifique vous devriez savoir que en physique on considère une theorie vrai jusqu’à ce que l’expérience prouve le contraire. Et pour l’instant la mécanique quantique de l’interpreatation de Copenhague (ou meme celle de De Broglie Bohm) n’a pas été mise en défaut. Elle le sera peut être, mais pas en invoquant la conscience ou la spiritualité sans fondements autres que la volonté de faire de belles phrases. Cela sappelle du Sophisme.
        Bonne journée

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      2. « L’interprétation de Copenhague n’a jamais été mise en défaut » : c’est faux. Déjà tu ne parles pas de l’interprétation mais des résultats statistiques. L’interprétation n’est justement pas mathématique… A propos du chat, il ne peut justement pas être dans 2 états. C’est une absurdité de parler ainsi de l’expérience de Schrödinger en oubliant qu’un chat est un observateur. Par définition ce qu’on appelle observateur a un état mental unique. Un état mental ne peut pas être dans un état superposé et c’est ce qui fait qu’il est particulier dans l’interprétation quantique et n’entre pas dans son cadre mathématique. Ta remarque que je pourrais voir des chats dans des états superposés n’a aucun sens puisque c’est à l’opposé de ce que j’explique, alors que ce double état du chat c’est justement l’interprétation de Copenhague que toi-même tu défends !
        « La mécanique quantique n’a absolument rien d’intuitif ». On voit que tu adhères à la célèbre phrase de Feynman. Mais je préfère celle de Philippe Guillemant : « Contrairement à une idée à la mode, la mécanique quantique pourrait bien être tout à fait intuitive et parfaitement compréhensible par le commun des mortels ». En effet il faut cesser de mal l’interpréter, désormais on parle d’information non locale, de l’effet de l’observateur qui fait de l’information une « connaissance », et d’e son effet rétro causal, à rebours dans le temps.
        « Il ne s’agit pas de modification par la conscience ou je ne sais quoi » : eh bien si, malheureusement pour toi c’est toi qui raconte n’importe quoi car tu ne veux pas chercher. Je sais je faisais pareil avant, j’allais répéter aux gens « mais non la conscience n’agit pas je l’ai lu et j’ai même fait de la recherche en physique donc vous pouvez me croire ». Sauf que je me trompais à cette époque. Les résultats peuvent être modifiés par la volonté de l’observateur de manière non quantifiable (au sens qu’on ne peut pas donner de valeur). La plus simple expérience le montrant est la modification des résultats de générateurs quantiques de nombres aléatoires, mais il y en a d’autres dont j’ai parlé. Donc avant de continuer de réciter ce qu’on pouvait lire dans les livres de physique quantique entre 1925 et 1990, je t’invite à te mettre à jour avec les expériences dont j’ai parlées. Tu peux aussi lire les travaux de Suarez, celui qui a fait les expériences d’Aspect en impliquant la relativité en configuration « avant-avant » et « après-après ». Après ces expériences il a commencé à parler de l’effet de l’observateur et de son libre arbitre. Je te conseille aussi Ransford dont je t’ai parlé. Tu peux aussi lire Philippe Guillemant qui permet de compléter l’interprétation.
        Je me considère scientifique, comme tous ceux que je t’ai cités, et nous connaissons les expériences montrant les effets de la volonté sur l’observation, qui permet de modifier les probabilités d’événements quantiques. Et en tant que scientifique je sais qu’ils ne peuvent pas être quantifiables et que ça ne sert à rien de continuer d’en discuter : par exemple jamais la physique quantique ne mettra un « coefficient de modification de probabilité d’occurrence d’événement par la volonté ». Tout comme jamais la science ne pourra parler quantitativement des « qualias du rouge et du bleu ». C’est hors de son champ, car il s’agit de l’esprit.
        Je n’applique pas une ancienne conception matérialiste de la science qui reste aveugle à l’endocausalité. Donc parlons des expériences et interprétations que je t’ai proposées, mais ne répète pas des choses fausses du passé sans les prendre en considération. Ou alors si ça ne t’intéresse pas de les analyser et que tu veux garder ta vision partielle et matérialiste alors ne lis pas mon site ça ne sert à rien : il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Et continue de lire des gens comme Cohen-Tannoudji qui répètent les mêmes bêtises pour que tu n’accèdes pas aux anomalies qui dérangent…
        Mais si tu es prêt à appliquer la méthode scientifique alors tu dois tenir compte du fait que les probabilités quantiques modifiées par la volonté mettent en défaut ta théorie, puisque dans les doubles fentes on n’est plus à 50% chacune si l’observateur le souhaite. Tu dois donc admettre que la théorie quantique purement exocausale est fausse, donc ne pas continuer de la défendre sachant cela. Sinon tu acceptes de ne pas être un scientifique mais un croyant adepte d’un dogme.

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  2. Je voudrais essayer d’être clair:

    Tout d’abord, je ne suis pas par principe contre ce que vous dites. En revanche, je le suis de fait. Il est donc inutile d’essayer de jouer sur le sujet de « la pensée mainstream » ou je ne sais quoi d’autres, ce que vous semblez faire ici « continue de lire des gens comme Cohen-Tannoudji qui répètent les mêmes bêtises pour que tu n’accèdes pas aux anomalies qui dérangent ».

    « L’interprétation de Copenhague n’a jamais été mise en défaut » : c’est faux » : Pouvez vous me donner une expérience ou celle-ci a été mise en défaut. Attention, je ne dis pas qu’elle est juste, je dis qu’elle n’a jamais été mise en défaut.
    (Au passage, l’interprétation de Copenhague est formalisée mathématiquement. Elle est une interprétation dans le sens où elle d’autres ne sont pas réfutées).

    Si vous êtes intéressé par la conscience en mécanique quantique, je vous invite à lire les travaux de Wigner. Comprenez seulement que la théorie quantique est d’une richesse incroyable et qu’elle est, je regrette, compliquée.
    Il y a, encore aujourd’hui, de nombreuses interprétations qui n’ont jamais été mises en défaut. Si vous voulez mettre en valeur celle liée à la conscience, c’est tout à votre honneur. Seulement, indiquez précisément que
    1- C’est une interprétation parmi d’autres
    2- Ce n’est pas la plus admise des interprétations à l’heure actuelle parmi les physiciens quantiques.

    « nous connaissons les expériences montrant les effets de la volonté sur l’observation, qui permet de modifier les probabilités d’événements quantiques ». Aucune des expériences dont vous parlez ne montre la nécessité d’introduire ces coefficients. En revanche, l’ajout de ces coefficients pourrait permettre de résoudre certains problèmes.
    A propos des travaux de Suarez, ils sont très intéressants, mais à nouveau votre interprétation n’en n’est qu’une parmi les possibles.

    Je ne comprends pas comment vous pouvez prétendre faire comprendre la mécanique quantique à vos lecteurs sans même un schéma ou une analogie (sans même parler ici d’un formalisme mathématique, celui que vous préférez).

    J’aurais enfin une question, qui pourrait vous semblez naïve : Quel intérêt les « vulgarisateurs du CNRS » auraient ils à ne pas montrer les irrégularités qu’ils détectent ?

    « Sinon tu acceptes de ne pas être un scientifique mais un croyant adepte d’un dogme ». Ce n’est pas parce que l’on adopte un dogme qui n’est pas la vision majoritaire que l’on n’est pas dogmatique. En n’acceptant qu’une seule interprétation, vous semblez être dogmatique, ce que je ne pense pas être.

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    1. J’ai l’impression que tu ne me lis qu’à moitié ou tu ne comprends pas. Je ne vais pas tout répéter dans chaque commentaire si tu n’en tiens pas compte.

      Je pense que tu es persuadé d’être objectif; mais tu es par principe contre l’idée de remettre en question la pensée mainstream. La preuve est que tu ne parles toujours pas des exemples que j’ai déjà donnés dans mes commentaires, mais aussi sur l’ensemble de mon site. C’est vouloir garder des œillères en ne retenant que ce qui te convient dans mes propos et dans les travaux scientifiques. C’est pour moi un fait : jusqu’à preuve du contraire tu es par principe adepte de la pensée dominante, même si c’est de façon non consciente.

      Comme j’ai dit, une interprétation c’est la façon d’expliquer le formalisme mathématique. Ce n’est pas l’interprétation qui a été formalisée comme tu le dis, mais le contraire. On peut choisir par exemple l’interprétation de Bohm, Everett, Ransford etc… actuellement on considère que c’est l’information qui est fondamentale et qu’une observation consiste en la récupération d’information par quelque chose qui n’est pas quantique (appelé état mental, esprit, conscience etc.).
      Aucune interprétation n’a été mise en défaut, à part certaines à variables cachées qui étaient réfutables par les inégalités de Bell. L’interprétation d’Everett est tout aussi valable que celle de Copenhague, elles sont « justes » car elles correspondent au formalisme mathématique. Ce ne sont pas les miennes, mais peu importe.

      Pour qu’on discute de l’interprétation, on doit d’abord faire l’hypothèse que le formalisme est juste. Or il a été mis à défaut dans diverses expériences où on fait intervenir la volonté de l’observateur. J’ai parlé de cet effet sur les générateurs quantiques de nombres aléatoires : on peut modifier dans un sens voulu les probabilités quantiques. Il l’est aussi dans l’expérience des fentes de Young, et même si on en parle très peu dans les livres c’est connu des physiciens depuis longtemps : même Dirac le disait.
      Je t’invite à essayer de m’expliquer avec le formalisme quantique le biais provoqué par le choix de l’observateur dans les expériences de rétropsychokinèse de Peoc’h.

      Peux-tu me dire où tu as vu que je croyais en un dogme et n’acceptais qu’une interprétation de quoi que ce soit ? D’ailleurs tu parles beaucoup de mon interprétation du formalisme mais il ne me semble pas l’avoir donnée où que ce soit. Je ne fais qu’expliquer que le formalisme est incomplet (et donc les résultats faux de façon non quantifiables) dès qu’il ne parle pas de volonté. Comme l’esprit ne fait pas partie du formalisme et qu’il le rend erroné, je ne vois pas d’intérêt à en donner une interprétation. Ça serait comme si on me demandait comment j’interprète le fait que les pommes chaudes volent, alors que je serais en train de dire qu’elles ne volent pas.

      Donc « C’est une interprétation parmi d’autres » : peu importe mon interprétation, que je n’ai pas donnée.
      « Ce n’est pas la plus admise des interprétations à l’heure actuelle parmi les physiciens quantiques » : je n’ai fait aucune statistique, on peut sûrement citer un certain nombre d’éminents physiciens pour chaque interprétation. Mais la majorité n’a pas toujours raison, surtout quand elle ne fait que répéter les dogmes établis sans vouloir regarder les anomalies leur prouvant leur erreur.

      « Quel intérêt les « vulgarisateurs du CNRS » auraient ils à ne pas montrer les irrégularités qu’ils détectent ? »
      Comme je réponds souvent aux mêmes questions, comme celle « pourquoi on nous cacherait ça quel serait l’intérêt ? », j’ai écrit des articles où j’ai déjà répondu. En une phrase : car le dogme matérialiste (physicalisme, associé au déterminisme, réductionnisme etc.) est absolument nécessaire au contrôle.
      Certains l’ont dit à toute époque, mais ils parlent à des sourds et sont noyés dans le discours dominant dont l’objectif est de ne pas les mettre en avant. Cela dit Philippe Guillemant travaille au CNRS et fait de la vulgarisation. Et je n’ai vu aucune vraie critique contre lui sur ses propos concernant l’erreur du matérialisme.

      « Je ne comprends pas comment vous pouvez prétendre faire comprendre la mécanique quantique à vos lecteurs sans même un schéma ou une analogie » : cet article n’est pas sur la physique quantique. Vas plutôt lire ceux que j’ai faits avec des schémas comme https://science-secrets.com/2021/03/15/la-physique-quantique/ ou https://science-secrets.com/2021/08/06/lexperience-de-wheeler-gomme-quantique-a-choix-retarde/
      De plus je ne prétends rien, je ne parle pas de la physique quantique mais de l’effet de la conscience, la perception et la création de la réalité en tant qu’état mental. Vu que j’affirme que c’est non-mathématique c’est absurde de me demander de le mettre en équations. Cela dit tu peux essayer de le faire et je m’efforcerai de te montrer où est ton erreur.
      Le physicien Ransford appelle « exocausalité » ce qui suit le formalisme mathématique quantique et « endocausalité » la partie qui ne le suit pas.

      Une dernière chose : le formalisme mathématique ne peut être vrai qu’en faisant le supposition que les règles régissant le monde sont fixes (et sinon que leur modification est mathématique, ce qui revient au même). Or de nombreuses expériences montrent que ce n’est certainement pas le cas. Je t’invite à lire Sheldrake « réenchanter la science » où il a fait un important travail pour les rassembler. Tu peux aussi aller voir mon sujet « les champs morphiques ».
      Par exemple, le fait qu’un nouveau composé chimique ne cristallise pas au départ, puis qu’un jour il se cristallise à une certaine température ne s’explique pas si on suppose qu’il obéit à des lois mathématiques figées comme celles de la physique quantique.

      Si tu continues de ne pas discuter des travaux dont j’ai parlé alors ce n’est plus la peine que je réponde c’est un dialogue de sourds.

      En résumé :
      – si le formalisme mathématique se révèle incorrect ou incomplet, alors ça ne sert à rien de continuer de débattre de son interprétation en se demandant quelle est la bonne.
      – le formalime mathématique quantique est faux lorsque la volonté agit activement. Dans les fentes de Young par exemple on a une probabilité de 50% pour chaque fente uniquement si les observateurs conscients ne cherchent pas à imposer un biais par leur volonté.
      – le biais provient de l’action de l’esprit (observateur, ou comme tu veux l’appeler si ça ne te convient pas)
      – cet esprit ne peut pas être modélisé par le formalisme quantique. Il en est d’emblée exclu : il n’y a pas de superposition d’un état mental observant chacun une demi réalité. Il a un rôle particulier important, que la majorité se contente de d’appeler « réduction de la fonction d’onde » pour évacuer tout débat sur celui-ci. Or c’est le mécanisme de cette réduction qui m’intéresse principalement.
      – on sait grâce à tout ça que la physique quantique décrit tout SAUF l’esprit. Or tout physicien actuel te dira que la « réalité » est ce que l’esprit perçoit. L’un n’existe pas sans l’autre : sans l’esprit la réalité n’est que virtualités, et l’esprit n’est rien sans la perception de quelque chose.

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  3. Je me suis efforcé de répondre à l’ensemble de votre propos, et je vais essayer de le faire à nouveau. En revanche, si vous considérez que le fait de n’être pas d’accord avec vous est équivalent à ne pas comprendre, je n’y peux rien. Je vais à nouveau répondre point par point.

    Je ne suis pas par principe contre l’idée de remetre en cause la pensée mainstream. Il n’y a en revanche pas de pensée mainstream en ce qui concerne la physique quantique : On enseigne en France en général l’Interprétation de Copenhague, parce qu’elle marche bien, et que aucune expérience ne l’a mise en défaut. En revanche, dans le monde de la recherche, des physiciens tentent de la mettre en défaut, ou du moins de trouver des expériences permettant de trancher entre De Broglie Bohm et Copenhague (Voir par exemple « Testing Quantum Mechanics with an Ultra-Cold Particle Trap » de Peter J. Riggs).

    Le deuxième point est intéressant et vous avez raison. On identifie souvent en fait l’interprétation et la théorie sous-jacente, mais peut être à tord : En effet La théorie de De Broglie Bohm (Ce que vous appelez interprétation de Bohm par cette même identification malheureuse) est en fait un autre formalisme. J’identifiais donc le formalise de l’école de Copenhague avec les postulats de la mesure (qui ne sont pas tout à fait les mêmes que pour la théorie de De Broglie Bohm). Merci de m’avoir permis de clarifier ce point.
    Une théorie physique est juste tant qu’elle n’est pas mise en défaut par l’expérience. Vous pouvez toujours créer une théorie correspondant à un formalisme mathématique qui se révèle être faux par l’expérience.
    Par « les vôtres », j’entendais celle que vous semblez manifestement adopter.

    Pouvez vous m’envoyer une étude montrant que les fentes d’Young mettent en défaut le formalisme quantique ?

    J’ai lu la thèse de Peoc’h (http://psiland.free.fr/savoirplus/theses/peoch.pdf). Ces résultats sont intéressants (Savez vous s’il existe une reproduction de celle ci ?). Tout d’abord, elle est très descriptive, il se garde bien de ne pas faire les conclusions que vous faites dans votre article … Ensuite, cette expérience à lieu sur des poussins … C’est à dire un système TRES complexe. Comment voulez vous juger la mécanique complexe avec un système si complexe dans les conditions de l’expérience. C’est absolument impossible de tirer aucune conclusion sur la validité de la mécanique quantique (De nombreuses expériences prévoient d’aller dans l’espace pour supprimer au maximum les bruits, en utilisant des atomes ou au mieux des nanoparticules, et vous vous déduisez tout cela d’une expérience sur des poussins, sur Terre …). Je n’ai donc absolument pas la prétention de vous expliquer avec le formalisme quantique cette expérience, mais celle ci ne prouve pas que le formalisme est faux.

    Par « pensée dogmatique », je dis le fait que vous interprétez les expériences selon une seule interprétation (ou en tout cas selon les interprétations utilisant la conscience ou la psyché). Seulement, certaines non mises en défaut n’ont pas besoin de cela (L’observation n’implique pas forcément un observateur conscient).
    Comme dans un de mes précédents messages posté sur un autre article, vous vous efforcez de trouver des expériences qui montrent qu’un formalisme n’est pas complet, sauf que à chaque fois, vos expériences ne tombent pas dans les conditions d’applications du formalisme. Pour pouvoir le mettre en défaut, encore faut il être dans ses conditions d’applications…

    Aucune majorité ne prétend avoir raison. Simplement, ca marche, mais personne ne comprend encore vraiment pourquoi. Donc on l’utilise, jusqu’à preuve du contraire.

    Sur votre histoire de cristallisation, je n’ai vu aucune source sur votre site. En revanche, les champs morphiques sont de la croyance, au sens où aucune expérience ne peut ni les valider, ni les infirmer.

    J’espère avoir été complet.

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